Causes des échecs aux examens en Côte d’Ivoire, de la prise en compte du cadre de vie des apprenants

Tout a été presque dit sur les causes réelles ou supposées des résultats catastrophiques des examens à grand tirage en Côte d’Ivoire. Ainsi, on a beaucoup parlé des infrastructures, des modèles pédagogiques, Lire la suite »

Enseignement supérieur au Burkina Faso : les universités face au système LMD

L’enseignement supérieur connaît une évolution. Que ce soit du côté des étudiants, du personnel universitaire, du corps professoral, la recherche d’un système qui permettrait à tous de mieux booster le développement des Lire la suite »

Les TIC pour le basculement intégral de l’Enseignement supérieur ivoirien au LMD

Du mercredi 08 au lundi 13 août 2012, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique MESRS a organisé à l’Hôtel N’SA de Grand-Bassam, avec l’appui financier du Programme Présidentiel Lire la suite »

Les TIC pour un Enseignement Supérieur Ivoirien inclusif?

  L’enseignement supérieur Ivoirien est sur le point de prendre un départ nouveau à partir de la rentrée universitaire du 3 septembre 2012. A l’approche de cette date, il m’a semblé important Lire la suite »

Enseignement Supérieur Ivoirien: les chiffres du jour

Deux chiffres marquent l’actualité de l’enseignement supérieur Ivoirien. 25,27% c’est le taux de réussite au BAC Ivoirien en 2012. Ce chiffre est en nette progression par rapport à 20,59%, taux de réussite Lire la suite »

52è anniversaire de l`indépendance: la vision de l’école Ivoirienne de SEM Alassane Ouattara

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Enseignement supérieur: Redéployé à un Doctorat près

C’est l’histoire de ce collège, qui était un professeur certifié dans un lycée de la Côte d’Ivoire. Brillant lorsqu’il était en formation initiale à l’ENS d’Abidjan et avec un bon état de Lire la suite »

 

ASRI Education: une distribution linux pour l’enseignement primaire et maternelle

Cette distribution Linux développée par des enseignants du primaire, ASRI Education est destinée aux enfants de 3 à 12 ans et constitue une solution légère tout spécialement conçue pour redonner vie aux ordinateurs qui prennent la poussière.
Une philosophie qui mérite amplement d’être mise en avant quand on connait les dégâts liés à l’environnement que provoque le traitement des déchets informatiques dans certains pays.

Concrètement, il suffit de télécharger ASRI Education dans la version de son choix : ASRI Édu profs, une version très légère comprenant une suite de logiciels destinés à l’enseignant, ou ASRI Édu kids, le même pack que l’enseignant auquel s’ajoute toute la panoplie de logiciels destinés aux enfants.
Vous disposez dès lors d’un fichier de type .iso qu’il convient de graver sur un CD ou d’installer sur une clé USB.
A partir de maintenant, cette suite vous facilite la vie! En effet, il vous suffit effectivement de démarrer votre ordinateur avec le CD Live déjà inséré au démarrage (ou votre clé USB déjà connectée) pour voir votre PC reprendre du poil de la bête. Vous ne devez absolument rien installer, ni même toucher à quoi que ce soit de vos anciens fichiers, le système prend directement le contrôle de la machine qui tourne désormais sous Linux.
Ejectez le CD et redémarrez votre PC, vous retrouvez votre ancienne configuration sans que quoique ce soit n’ait changé. Pratique non?

Une fois lancé, vous disposez d’un nouveau bureau personnalisé sur lequel un seul clic suffit à lancer l’application de votre choix.
On y découvre toute une série de programmes issus du libre dont la fameuse suite bureautique pour enfants Oo4Kids, l’excellent logiciel éducatif GCompris et bien d’autres encore…

Source Informatique-Enseignants.com

Florent Youzan: le « JERRY Do It Together », exemple d’appui stratégique à la formation par l’expérimentation.

im_age(*)«Dis-moi et j’oublie. Montre-moi et je me souviens. Implique-moi et je comprends», c’est en ces termes que Confucius présentait en lettres d’or sa vision de l’instruction, de l’éducation et du transfert de compétences. Beaucoup d’acteurs de l’innovation sociale et de l’intelligence collective ont fait de cette vision, un socle et c’est le cas des JerryMarkers. Eux, ce sont des citoyens du monde, qui ont décidé de se battre pour la réduction de la fracture numérique et cela, en ré-conditionnant des ordinateurs dans des bidons avec du matériel de récupération. Ces ordinateurs conçus dans des bidons de 20 litres (Jerrycan) sont appelés des «Jerry Do It Together Nomad Server» et se nourrissent exclusivement de logiciels libres.

Les membres de la Communauté Jerry Clan qui constituent aujourd’hui une communauté libre, indépendante , compétence et ouverte, organisent régulièrement des workshop à travers le monde pour offrir à chaque personne les compétences de monter soi même son propre ordinateur. L’objectif de ces formations pratiques est de faire comprendre que le Jerry n’est pas normalisé mais se développe avec les contributions de toute la communauté. Chacune des formations, présente un autre aspect de l’apprentissage où l’apprenant au lieu de seulement recevoir du savoir, il partage son expérience, offre son dévouement, présente et met ses compétences au service des autres, et s’implique dans chaque tâche de l’atelier de conception du Serveur JERRY. Un point d’honneur est mis sur l’innovation sociale par la création collaborative et l’intelligence collective. Les apprenants ont la liberté de donner une âme à leur ordinateur et fixent selon leurs besoins et aspirations, l’usage qu’ils feront du JERRY conçu. L’ordinateur conçu est le reflet de chaque participant et reste dans une démarche d’architecture ouverte (Open Design).

Image
Certains apprenants venus par curiosité à ces ateliers ouverts, restent surpris par la particularité qu’enveloppent ces rencontres informelles, au cours desquelles la coproduction reste le dénominateur commun. Des techniques de coproduction sont enseignées avant le début de chaque workshop dont le déroulement est enrichi par des prises de notes et des documentations collaboratives. Chaque participant sort de ce workshop avec des ressources pratiques, qui font automatiquement de lui un formateur pour son entourage. Sa qualité de restitution du savoir-faire acquis lors des ateliers de fabrication de JERRY, est pour lui un indicateur clé de performance. C’est la technique de l’évaluation par la contribution.

Au lieu de subir désormais son informatique, l’apprenant créer ses propres outils et les surmontent dans un assemblage simple avec du matériel de récupération. Avec le serveur Jerry, ce bidon révolutionnaire, les étudiants découvrent des valeurs de l’Open source et des logiciels Libres. Ils se posent tous la question à savoir : que puis-je apporter à ma communauté après un JERRY Workshop ?

  • J’apprends avec les autres, donc je suis ouvert dans une démarche libre.

  • Je conçois mes Travaux Dirigés (TD) et mes Travaux Pratiques (TP) dans une intelligence collective avec les autres, donc je suis libre et ouvert.

  • Je m’amuse à reprendre tous mes gestes et techniques appris pendant le workshop Jerry car les logiciels libres et les équipements me sont accessibles.

  • Parce que je peux retrouver tout ce qu’il me faut pour la conception de mon Jerry dans le coin du quartier, donc je suis indépendant.

  • Je découvre de nouvelles fonctionnalités dans mon Jerry conçu, donc je suis libre

  • Je développe de nouveaux usages pour mon Jerry, donc je suis libre

  • Enfin, parce que je partage librement tout ce j’ai appris des autres pour permettre à d’autres étudiants de le répliquer, donc je suis un citoyen libre, indépendant et compétant.

Voici comment, simplement et humblement, la goutte d’eau redonne de la coloration aux fleurs. Le secret d’apprendre tout en évoluant ensemble.

Autrefois un frein pour la formation des jeunes, les outils sont aujourd’hui accessibles car recyclables et les Logiciels libres nous redonnent l’espoir et le pouvoir d’achat. Car ne pas acheter ou acheter à un prix insignifiant, c’est aussi avoir un pouvoir d’achat.

Aujourd’hui, en côte d’Ivoire certains étudiants, passés par les workshop Jerry, ont décidé de se prendre en charge, en organisant par équipes et par petits groupes, des Concours de conception de Jerry : appelé Jerry Marathon. Ces concours qui sont organisés par les étudiants et pour les étudiants sont une idée montée de toute pièce par ces apprenants d’un nouveau type. Ces compétitions ouvertes qui se déroulent sous la supervision des Jerrymarkers sont des formes de travaux dirigés et de travaux pratiques ouverts, publics, et accessibles à tous. Ce sont les étudiants qui choisissent leurs sujets pendant ces compétitions ouvertes, les développent, les implémentent et les mettent en production. Ils co-redigent en temps réel, la documentation complète de leurs travaux, pour permettre une réplication plus simple mais surtout à grande échelle. C’est cela la première récompense !

Dans un environnement complexe alimenté par un besoin constant d’adaptation pour donner une meilleure coloration à l’instruction et à l’éducation, essayer de nouvelles orientations depuis la base tout en donnant le pouvoir aux apprenants pourrait nous permettre d’atteindre des objectifs mesurables. Le « JERRY Do It Together » soutenu par une forte communauté libre et ouverte, est un tremplin pour l’apprentissage par expérimentation en Côte d’Ivoire. C’est le début d’une longue marche …

(*)Une contribution de Florent Youzan Co-Fondateur du Réseau AFRIWORKERS (Télétravail & Coworking) de Côte D’ivoire

Google Play for Education : la section du market dédiée à l’enseignement

GglplayIl y a quelques minutes, la firme de Mountain View a annoncé Google Play for Eduction, une toute nouvelle application dédiée du Google Play dédiée au monde de l’éducation (enseignants et élèves) qui sera disponible très prochainement aux États-Unis pour suivre un peu plus tard dans le reste du monde.

Dans les écoles, les collèges, les lycées et les universités, l’utilisation de périphériques mobiles (tels que des tablettes) existe déjà depuis plusieurs années, et se démocratise de plus en plus jour après jour ! Et ça, Google l’a bien compris et semble vouloir s’immiscer dans ce marché avecGoogle Play for Education.

Grâce à cet outil, les enseignants auront les outils pour propulser le contenu éducatif sur les périphériques mobiles de leurs élèves, tels que des livres, des applications, des vidéos YouTube, et autres. Bien sûr, le contenu sera trié en fonction du sujet et de la nuance recherchée. Cela nécessite évidemment que tous les élèves disposent d’un compte Google.

Avec cette nouvelle solution, Google vise à faciliter et à rendre moins couteux la mise en oeuvre des contenus éducatifs numériques pour les écoles. Google Play for Education est déjà utilisé au quotidien dans certains établissements pour des raisons de tests avant un déploiement plus global. Le contenu du Play Education sera trié suivant le niveau des élèves pour les aider à trouver du contenu en rapport avec ce qui peut les intéresser.

Google en a profité pour annoncer qu’il allait aider à faire en sorte que les appareils Android soient moins chers pour les étudiants et le milieu éducatif sans toutefois préciser comme l’entreprisecomptait s’y prendre.

Source frandroid.com

Antoine TAKO: propositions pour l’informatisation des Universités publiques ivoiriennes

(*)Au plan stratégique, le Gouvernement de Côte d’Ivoire a décliné son plan d’e-éducation avec pour objectif d’interconnecter tout le système éducatif et d’introduire les TICs dans la formation, la recherche et toute autre activité liées à l’éducation. Son but ultime étant de réduire la fracture numérique en la Côte d’Ivoire.

En conséquence, il appartient aux différents ordres d’enseignement de décliner leurs plans stratégiques respectifs, en adéquation avec la vision du Gouvernement.

En plus, il apparait crucial d’accélérer le déploiement de la Fibre optique (FO) dans les grandes agglomérations au plan national et qui sera propriété de l’Etat pour faciliter son fonctionnement (Finances, Armée, Intérieur, Education, Agriculture). La connexion disponible pourra être louée aux privés (Banques/Assurances, etc.). Pour cela, profiter des travaux de génie civil (qui coûtent très chers)  pour mettre en place les canalisations pouvant accueillir la fibre optique.

Au niveau de l’enseignement Supérieur, l’université de Cocody était le seul établissement d’enseignement supérieur à avoir effectué un audit de son système d’information (2005). Cet audit a permis de faire un état des lieux et de décider de se doter d’un plan stratégique de développement informatique. L’élaboration de ce plan, appelé schéma directeur informatique (SDI), a été piloté par la société nationale de développement informatique (SNDI), alors chargée des questions d’informatisation pour l’Etat de Côte d’Ivoire et validée par la communauté universitaire en décembre 2007. Et son implémentation a commencé dès cette période et a bénéficié de financements de la République de Corée et de l’Etat ivoirien.

La mise en œuvre du SDI devait permettre :

- à l’administration de disposer de données fiables nécessaires au pilotage ;

- aux enseignants et étudiants d’accéder à l’Internet pour les activités pédagogiques et de recherche ;

- de rendre l’offre de formation compétitive au niveau national et international ;

- d’offrir une formation de qualité aux étudiants.

Chaque université, école et centre de recherche devra aussi se doter d’un plan stratégique de développement informatique. L’université de Cocody ayant déjà le sien, il suffit juste de le mettre à jour.

En l’état actuel, seul le Data center fournit tous les services directement aux universités. Ce choix va se retrouver vite confronté à des limites prévisibles. Une panne du Data center signifiera panne de tout le système (Panne des serveurs, panne de la connexion centralisée, etc..).

Chaque université doit donc se doter de son propre réseau selon les standards internationaux et interconnecter les différents bâtiments (techniques, administratifs, salles d’enseignement et locaux de recherches) avec des nœuds liés aux grands groupes thématiques :

-          les UFR des lettres et Sciences Humaines (EX FLASH) ;

-          les UFR de Droit, Sciences Economiques et de Gestion ;

-          les UFR des Sciences et Techniques (Ex FAST) ;

-          les UFR des Sciences de la Santé ;

-          et les centres et facultés distantes.

Evidemment opter pour la fibre optique[1] partout (entre les bâtiments et entre les sites[2]). On aboutirait avec cette méthode à la mise en place d’un réseau spécifique à l’enseignement supérieur et à la recherche[3].

Ce réseau de l’enseignement supérieur sera connecté aux réseaux des autres ordres d’enseignement (Primaire et secondaire général et technique). Le data center deviendrait alors le réseau des réseaux du système éducatif permettant de mutualiser leurs données pour en faciliter les études et les échanges d’informations.

Pour administrer et faire fonctionner efficacement et au meilleur coût possible, le système éducatif devra éviter de choisir les systèmes propriétaires et opter de travailler avec les logiciels open-sources, bien plus répandus dans le monde éducatif (facilité d’échanges d’expériences, de formation des personnels et faciles à faire évoluer).

Les universités disposent déjà d’un noyau de personnels qualifié qui pourra former les autres et travailler à la dissémination des connaissances informatiques de pointe (messagerie unifiée, web, virtualisation des outils et des espaces de stockage, politique de redondance, cloud, politique de sécurité, centres de ressources, High performance computing, etc.).

En outre, le dynamisme actuel des acteurs indépendants des TICs en Côte d’ivoire devra être pris en compte pour une franche collaboration en vue de favoriser une masse critique de ressources humaines et de contenus propres à notre pays et à notre continent. On pourrait ainsi favoriser le développement d’une économie numérique.

Il ne faut pas négliger la question de la bande passante qui sera, si rien n’est fait, un facteur limitant. C’est à ce niveau que la politique d’augmentation de la bande passante dans les pays de l’UEMOA devra être accélérée puisque les financements existent.


[1] Pourquoi, puisqu’on est en retard, ne pas opter pour une technologie de fibre optique plus avancée (Fibre noire par exemple, en prévision des capacités de calcul dont les chercheurs pourraient avoir besoin ?

[2] Sites s’entend les universités entre elles, les centres de recherches nationaux et les centres distants liés aux universités.

[3] Une initiative de mise en œuvre d’un réseau de l’enseignement supérieur et de la recherche est en cours. C’est le Réseau Ivoirien de Télécommunications pour l’Enseignement et la Recherche RITER (http://www.riter.ci/, http://www.wacren.net/fr/contenu/naissance-du-riter) mais qui, sauf erreur de ma part, n’a pas été pris en compte dans le projet e-éducation.

(*) suite de la contribution de Prof Antoine TAKO

Philippe Batreau: l’éthique des logiciels libres

Nous connaissons déjà tous les raisons économiques et techniques qui
poussent à choisir le logiciel libre :

- l’argument financier : si le logiciel libre ne veut pas forcément
dire gratuit, car il y a des coûts d’implémentation et de formation,
le logiciel libre revient forcément moins cher que l’achat de licences
coûteuses pour des logiciels propriétaires à fonctionnalités
similaires.
- l’argument technique : le logiciel libre suppose un standard
interopérable et ouvert, un code accessible, une communauté de
développeurs qui garantit la pérennité du logiciel,

Ces deux arguments peuvent être développés plus longuement et
apparaître comme des bonnes raisons de faire le choix du logiciel
libre dans l’Education. Ici la médaille a son revers. Ce sont aussi
des arguments qui se placent sur un terrain où les défenseurs du
logiciel propriétaire peuvent se trouver : des licences éducation
proposent des logiciels propriétaires à moindre coût et les logiciels
propriétaires peuvent présenter une certaine robustesse technique qui
justifie aux yeux de certains un coût plus élevé.

Ainsi, se placer exclusivement sur le terrain de l’avantage financier
et technique ne suffit pas. Les logiciels libres portent en eux
d’autres atouts, notamment et surtout celui d’une certaine éthique,
d’une méthode de conception, d’une organisation collaborative du
travail, du souci du partage pour arriver à l’efficacité recherchée.

A l’heure où des pays comme la France veulent réintroduire
l’enseignement de la morale à l’école, le logiciel libre porte en lui
le gène de l’éthique, est constitué d’un ADN collaboratif que l’on
souhaite contagieux vers les élèves et étudiants.
Le logiciel libre est l’exemple typique de comportement voire
constitue une brique de la société collaborative qui émerge sous nos
yeux, système concurrent du mercantilisme individualiste érigé en
valeur suprême.

Le logiciel libre s’élabore, se crée, se fabrique grâce à une méthode
collaborative, participative ou contributive.
Ce mode de production est porteur d’une éthique que l’on retrouve dans
les caractéristiques du logiciel libre.

Si l’obsolescence programmée enrobée de marketing reluisant est trop
souvent un mode de production de la société de consommation, le
logiciel libre s’en démarque avec pour seule finalité de répondre aux
besoins de l’utilisateur final.

Le modèle de production communautaire du logiciel libre est porteur de
sens dans la mesure où il fait émerger les talents et reconnaît la
contribution de chacun sur le critère de son seul mérite – contributif
- et non sur un contexte ou une origine.

La co-construction du logiciel libre démontre qu’il est possible de
construire le réseau, ses outils, le système et non pas subir des
modèles voulant imposer une dépendance.

Cette liberté qu’enseigne le logiciel libre ne va pas sans
responsabilité et cette indépendance responsable que confère ce
modèle, c’est le début de l’âge adulte, ce à quoi doit préparer
l’éducation. L’âge numérique dans lequel nous entrons ne pourra être
un âge adulte que si nous nous y préparons par une éthique de la
liberté et de la responsabilité, les logiciels libres en sont une
voie.

Une contribution de Philippe Batreau, DG Epistrophe et Président Age Numérique

Top reasons for using Facebook by students

Examens scolaires:10 conseils pour réduire le stress

Qui veut aller loin ménage sa monture dit l’adage. Ainsi qui veut réussir son examen scolaire doit le préparer avec méthode.  Comment réduire le stress des examens? Huff américain tente de répondre à cette préoccupation en 10 points clés:

  1. Ecrivez vos notes à la main
    Au lieu de taper ses notes à l’ordinateur, il est conseillé de les écrire sur une feuille, et ce pour mieux retenir ce qu’on écrit. Des chercheurs ont trouvé que le simple fait d’avoir un stylo en main et de dessiner des formes sur le papier envoie des signaux au cerveau, ce qui aide à retenir l’information.
  2. Changez d’atmosphère
    Quand votre esprit commence à ramer, il est conseillé de changer d’endroit. Cela peut aider à remobiliser votre concentration.
    “Quand le contexte extérieur est varié, l’information est enrichie. Cela ralentit la perte de mémoire” ,a déclaré le psychologue Robert Bjork au New York Times.
  3. Méditez
    La méditation s’avère bénéfique pour la concentration. Une étude récente de l’University of Californiaa démontré que la méditation de pleine conscience améliorait les notes des élèves. Dans les semaines précédant votre examen, essayez de vous asseoir calmement et de vous concentrer sur votre respiration pendant 5 minutes, deux fois par jour.
  4. Respirez un coup
    Réviser sans interruption n’est pas une bonne idée: une marche de 10 minutes peut vous aider à augmenter votre concentration pour les deux heures qui suivent.
  5. Auto-testez-vous
    Un examen d’entraînement peut être une manière efficace de localiser vos lacunes.
  6. Buvez de l’eau
    C’est surtout vrai si vous n’avez bu que du café ou des boissons énergisantes, qui ont un effet déshydratant. Même une très légère déshydratation peut peut diminuer les performances mentales. Gardez donc une bouteille d’eau à portée de main.
  7. Evitez de vous surcharger la tête
    Même si cela semble le meilleur moyen d’arriver aux exams avec la meilleure préparation possible, accumuler des tas de connaissances est contre-productif. Non seulement vous serez épuisé le jour J, mais votre cerveau fatigué ne sera pas en mesure de remémorer les informations. Le mieux, c’est de commencer à réviser environ un mois avant la date d’examen et de surtout bien dormir.
  8. Révisez en groupe
    Travailler en groupe peut être très utile, mais essayez de limiter les membres à deux ou trois.
  9. Evaluez les durées
    Toutes les matières ne sont pas également difficiles. Ils en sert donc à rien de les répartir équitablement. essayez de passer plus de temps sur les matières qui vous posent problème.
  10. Ecoutez de la musique apaisante
    Ecouter de la musique classique ou instrumental peut vous aider à vous concentrer. C’est un étude parue dans le New York Times qui le démontre: avec de la musique relaxante, on travaille mieux et on a de meilleures idées.

Source: Huffpost c’est la vie

Fondation MTN: une salle multimédia pour réaliser le rêve du Collège Moderne de l’Autoroute

MTN_01La Principale du Collège Moderne de l’Autoroute (CMA) dans la commune de Treichville a fait un rêve: celui de voir les élèves, les enseignants et les personnels d’encadrement accéder aux TIC au sein de l’établissement. Ce rêve a été réalisé par un don de la Fondation MTN Côte d’Ivoire dans le cadre de son programme Génération Numérique lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le Jeudi 2 Mai 2013 au CMA. Ce don d’une valeur de 14 millions de FCFA est composé d’une salle multimédia de 11 ordinateurs avec deux années de connexion illimitée à Internet haut débit et d’une tablette Surface pour la Principale. A cette cérémonie de remise de clef de la salle multimédia, on notait la présence des représentants des Ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Technique et celui des Postes et de la Technologie de l’Information et de la Communication; de la Directrice Régionale de l’Éducation d’Abidjan 2 et de nombreux Chefs d’établissement de la Commune. L’on notait aussi la présence des autorités du Districts d’Abidjan, de la Mairie de Trechville et des représentants du parents d’élèves à travers le Comité de Gestion (Coges)

Les 4012 élèves du CMA et leurs enseignants n’ont pas voulu être en reste de ces moments historiques. Cette présence s’est fait remarquée par des sketchs pleins de sens et fort bien appréciés par les autorités et toute l’assistance.

MTN_02

La Fondation MTN Côte d’Ivoire n’est pas à son premier don en faveur de l’éducation. En effet, depuis 2007, le Collège Moderne de l’Autoroute de Treichville est le dix-neuvième (19) établissement bénéficiaire du programme. En 6 ans, Génération Numérique ce sont 160 ordinateurs connectés à Internet au bénéfice de plusieurs milliers d’élèves et enseignants à travers la côte d’Ivoire, pour un investissement de 280 millions de F CFA.

Cette action citoyenne de l’opérateur de téléphone mobile MTN Côte d’Ivoire a été saluée et appréciée à sa juste valeur par le représentation du MPTIC. Celui-ci dira dans son discours que le Gouvernement dans la mise en œuvre de son programme e-Éducation s’est beaucoup appuyé sur les acquis du programme Génération Numérique de la Fondation MTN Côte d’Ivoire.

Il faut noter que MTN Côte d’Ivoire a fait de la responsabilité sociale d’entreprise une de ses priorités. C’est ainsi qu’elle a créé en 2006 une Fondation dont les principaux domaines d’intervention sont l’Éducation, la Santé, entrepreneuriat et la réponse aux urgences nationales. En matière d’Éducation, l’axe stratégique retenu est celui de « l’amélioration de l’accès au savoir et aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour les élèves et étudiants de Côte d’Ivoire ».

Antoine Tako: état des lieux de l’informatisation des Universités publiques ivoiriennes

(*)Sept (7) mois après l’inauguration des universités, où en est on avec l’informatique dans les universités publiques de Côte d’Ivoire ?

Le projet e-éducation, ambitieux projet visant à mettre les outils TIC à la disposition de l’ensemble du système éducatif a démarré avec l’enseignement supérieur (pour en savoir plus : http://news.abidjan.net/h/440145.html)

Ce projet visait, au plan du dispositif, à interconnecter les universités publiques par fibre optique afin de faciliter le télé-enseignement entre les 3 universités publiques. Il est de notoriété publique que l’Université Félix Houphouet-Boigny  compense le manque d’enseignants en autorisant les siens à donner des cours dans les deux autres. Cette coopération existe aussi pour les pays africains francophones. Elle a été initiée par L’Agence Universitaire de la Francophonie qui a largement soutenu ce programme d’échanges d’enseignants il y a quelques années.

L’envergure du projet e-éducation est à la mesure des ambitions de la Côte d’Ivoire: rattraper non seulement son retard en matière d’informatique et de TICE[1], mais surtout d’obéir aux obligations faites aux pays de l’UEMOA de s’engager dans la réforme Licence-Master-Doctorat (LMD). Reforme qui devrait aboutir à une bonne lisibilité et harmonisation des diplômes à l’instar de ce qui se fait dans les universités Anglo-saxonnes. Les autres pays de la zone ont bien avancé dans la mise en œuvre de cette réforme et la Côte d’Ivoire a pris du retard pour las raisons évidentes liées à la crise sociale et politique qui la secoue depuis quelques années.

Dans sa conception actuelle, seul le Data center des universités publiques sert à faire fonctionner les services suivants:

  • la fourniture d’un accès internet haut débit, 100 Megaoctets (partagés), par câble et wifi ;
  • 3 000 accès simultanés à internet via les points wifi, à l`intérieur et autour des amphithéâtres ;
  • 500 accès simultanés à des cours diffusés sur l`infrastructure du télé-enseignement ;
  • 1 500 accès simultanés à des sessions/cours enregistrés ;
  • Plusieurs milliers d`heures de cours stockables ;
  • Plusieurs dizaines de milliers de documents numériques stockables ;
  • 50 connexions simultanées avec des universités du monde dans le cadre du télé-enseignement.

De tout ceci, seuls les accès wifi et l’Internet par câble au niveau des administrations (Présidence) ont fonctionné jusque là. Et, depuis quelques mois, le wifi ne fournit plus les connexions à Internet et le site de l’université ne fonctionne toujours pas (www.univ-fhb.edu.ci).


[1] Dans le système universitaire, il faut distinguer les différents corps de métier : la Formation, la recherche, la scolarité et les services d’appuis et l’administration. Chacun de ses services a ses besoins propres en utilisation de l’outil informatique qui sont différents. Les TICE s’entendent ici comme Les TICE regroupent un ensemble d’outils conçus et utilisés pour produire, traiter, entreposer, échanger, classer, retrouver et lire des documents numériques à des fins d’enseignement et d’apprentissage. Chaque acteur, dans un système bien pensé devrait pouvoir utiliser l’informatique de façon transparente.

(*) Cette contribution de Prof Antoine TAKO est en deux parties. La seconde sera consacrée à des propositions pour l’informatisation des Universités Publiques ivoiriennes

Le cercle vicieux des réformes dans l’éducation en Côte d’Ivoire

Les réformes dans le secteur de l’éducation en Côte d’Ivoire semble installer dans un cercle vicieux. En effet, à chaque séminaire ou atelier sur la problématique, les mêmes questions reviennent et elles restent toujours sans réponse. De sorte qu’au sortir d’un séminaire ou l’on pensait avoir des avancées, on se rend compte de l’énormité du GAP.

Du côté du Gouvernement, la main reste toujours tendue vers les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). En effet, nos besoins en éducation sont immenses au regard de nos infimes moins. Et cette main est tellement tendue que le Gouvernement ne semble même plus capable de financer sur fonds propres des séminaires dont le budget ne dépasse guère 1500 000 FCFA (!). Ainsi, des points importants approuvés de commun accord avec les PTF, pour la mise en oeuvre des réformes restent au stade de Termes de Références rédigés et déposés auprès des même PTF.

Du côté des Partenaires Techniques et Financiers, le discours reste le même. En effet, ceux ci attendent toujours, un retour du Gouvernement sur des points d’accords validés mais qui peines à être mis en oeuvre faute de moyen.

Comme conséquences de ce cercle vicieux, l’on constate souvent des retards pour la signature de certaines conventions de partenariat avec les PTF pour la mise en oeuvre des réformes.  Un proverbe de chez nous dit et je le cite:  lorsqu’on te lave le dos, il faut s’aider soi même en se lavant le ventre. Notre pays la Côte d’Ivoire doit s’aider à se laver le ventre pendant que les PTF veulent lui laver  le dos…